Objectifs
• Savoir ‘‘protocoler’’ et interpréter une IRM de la glande parotide ;
• Savoir reconnaître une pseudo-tumeur et en connaître les ‘‘red flags’’ ;
• Connaître les principales caractéristiques sémiologiques de distinction entre une origine maligne et bénignes ;
• Savoir reconnaître les principales tumeurs parotidiennes rares et en connaître les signes caractéristiques en imagerie ;
Message à retenir
L'IRM multiparamétrique est la modalité de choix : la reconnaissance précise des atypies de signal et de rehaussement permet d'éviter le piège des pseudo-tumeurs et d'adapter l'approche thérapeutique face à une lésion parotidienne inhabituelle.
Résumé
Si l'adénome pléomorphe et la tumeur de Warthin dominent la pathologie tumorale parotidienne, de multiples entités plus rares constituent un véritable défi diagnostique quotidien.
Ce travail se veut être une revue iconographique didactique des masses parotidiennes peu fréquentes ou de présentation atypique en imagerie s'interéssant tant aux lésions tumorales qu'aux pseudo-tumeurs (lésions kystiques atypiques, pathologies inflammatoires/infectieuses, manifestations de maladies systémiques type IgG4 ou sarcoïdose). En sus, il met en avant l'importance d'une analyse sémiologique fine, proposant une approche diagnostique systématisée afin d'éviter les pièges et éceuils diagnostics et d'orienter au mieux le diagnostic étiologique et la prise en charge des patients (abstention, biopsie ou chirurgie).
• Un protocole IRM rigoureux (incluant systématiquement DWI et DCE-PWI) est indispensable à l'analyse des masses parotidiennes.
• L'intégration des données cliniques aux constatations de l'imagerie permet d'orienter efficacement le diagnostic étiologique, à plus forte raison face aux lésions inflammatoires ou systémiques (pseudo-tumeurs).
• Les cartographies ADC et l'analyse des courbes de rehaussement restent les meilleurs outils pour suspecter la malignité au sein des tumeurs rares.