This media is currently not available.
Stroke mimics et Stroke chameleons : l’IRM est impartiale
Poster Abstract

Objectifs

  1. Connaître les principales étiologies des déficits neurologiques aigus mimant un AVC.
  2. Illustrer les différents aspects IRM des stroke mimics
  3. Comprendre le rôle central de l’IRM dans l’évaluation d’un déficit neurologique aigu et savoir évoquer en contexte aigu une lésion ischémique même devant un tableau atypique : stroke chameleon.

Message à retenir

  1. Stroke mimics: environ 15 à 30 % des déficits neurologiques focaux.
  2. L’absence de systématisation de la lésion à un territoire vasculaire artériel doit faire évoquer un stroke mimic.
  3. Les AVC peuvent présenter des signes cliniques atypiques mimant une autre pathologie : stroke chameleons.
  4. L’IRM est essentielle pour le diagnostic différentiel.

Résumé

Tout déficit neurologique focal d’installation brutale doit faire évoquer en premier lieu une lésion ischémique encéphalique, justifiant une prise en charge urgente dans des délais brefs et standardisés : time is brain. Cependant, un nombre significatif de patients présentent des pathologies non vasculaires mimant un accident vasculaire cérébral, regroupées sous le terme de stroke mimics.

Ces situations représentent jusqu’à un tiers des suspicions d’AVC et concernent souvent des patients plus jeunes, avec moins de facteurs de risque cardiovasculaires et des symptômes parfois atypiques.

L’imagerie joue un rôle déterminant dans l’identification de ces diagnostics différentiels, paticulièrement l’IRM qui constitue l’examen de référence grâce à sa sensibilité élevée pour la détection de l’ischémie cérébrale et sa capacité à caractériser les lésions et les dater surtout.

L’analyse combinée des séquences morphologiques, de diffusion, de perfusion, susceptibilité magnétique notamment en projection minIP, ainsi que les séquences angiographiques (TOF ou CEMRA), permet de rechercher des éléments évocateurs tels que l’absence de systématisation de la lésion à un territoire vasculaire artériel (élément quasi déterminant), l’absence d’occlusion artérielle, d’anomalies de signal atypiques pour un infarctus. Parmi les étiologies fréquentes figurent le status epilepticus, l’aura migraineuse caractérisée par une hypoperfusion dépassant un territoire artériel (intérêt non équivoque de la perfusion ASL et la susceptibilité magnétique), ou encore les encéphalopathies métaboliques comme l’hypoglycémie. D’autres causes incluent le syndrome d’encéphalopathie postérieure réversible, les maladies mitochondriales telles que le MELAS, certaines pathologies inflammatoires ou tumorales, ainsi que les thromboses veineuses cérébrales.

A contrario, d’authentiques lésions ischémiques peuvent avoir des présentations tout à fait atypiques pouvant leurrer le diagnostic, appelées Stroke Chameleons.l’urgence ultime reste l’ischémie surtout dans des délais de thrombolyse et/ou bridge thérapie avec éventuelle thrombectomie.

La reconnaissance de ces patterns radiologiques permet d’éviter des traitements inappropriés et des explorations inutiles tout en maintenant une prise en charge rapide lorsqu’une ischémie encéphalique reste plausible.

  1. Devant un déficit neurologique aigu, l’AVC doit être évoqué en premier.
  2. L’absence de systématisation vasculaire oriente vers un stroke mimic.
  3. L’IRM multimodale est l’outil clé pour différencier ischémie encéphalique, particulièrement dans les cas douteux (stroke chameleons) et pathologies mimant un AVCI (Stroke mimics).
  4. Discuter le management des AVC à la phase aiguë en cas de doute avec stroke mimics.

32338

Extrait de présentation finale