Objectifs
Les pathologies biliaires courantes sont dominées par la lithiase et les cholécystites simples. Cependant, certaines entités rares peuvent mimer ces tableaux, exposant à des erreurs diagnostiques et à des décisions thérapeutiques inadaptées.
L’objectif de ce travail est d’illustrer l’aspect radiologique de ces entités atypiques et de mettre en évidence leurs principaux pièges diagnostiques, en soulignant l’apport stratégique de l’imagerie en coupe.
Message à retenir
Devant une symptomatologie biliaire atypique ou une discordance clinico-radiologique, il est essentiel de dépasser les diagnostics habituels fréquents, dominés par la lithiase et la cholécystite simple. Certaines entités rares peuvent en effet mimer ces tableaux et conduire à des erreurs diagnostiques ainsi qu’à une prise en charge inadaptée. L’imagerie en coupe, et en particulier la bili-IRM, occupe une place stratégique en permettant une analyse morphologique et tissulaire fine des voies biliaires, orientant le diagnostic entre atteinte inflammatoire, infiltrative ou tumorale et optimisant ainsi la stratégie thérapeutique.
Résumé
Nous rapportons une série de cas colligés au sein de notre institution illustrant différentes formes atypiques d’atteintes biliaires. Il s’agit notamment de tableaux aigus inhabituels (volvulus de la vésicule biliaire, cholécystite hémorragique), des pathologies tumorales trompeuses (atteinte tumorale des voies biliaires d’origine métastatique), biliopathie hypertensive (cholangiopathie cavernomateuse portale), une atteinte biliaire inflammatoire et infiltrative en rapport avec une sarcoïdose hépato-biliaire, et enfin quelques syndromes rarissimes (LPAC syndrome, syndrome de Lemmel).
L’échographie constitue l’examen d’imagerie de première intention devant toute symptomatologie biliaire. Cependant, elle présente des limites dans les pathologies non infectieuses et atypiques.
Le scanner s’est révélé déterminant dans certains cas dans un contexte d’urgence en particulier dans les pathologies infectieuses, mais il reste insuffisant dans d’autres cas. D’où la place de la bili-IRM qui permet une caractérisation fine des sténoses et des épaississements pariétaux, orientant ainsi le diagnostic entre atteinte inflammatoire, infiltrative ou tumorale.
La connaissance des formes rares de pathologie biliaire et de leurs pièges diagnostiques à travers les différentes modalités d’imagerie présente un élément crucial permettant non seulement d’éviter des erreurs diagnostiques mais également d’optimiser la stratégie thérapeutique.