Objectifs
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Connaître les caractéristiques sémiologiques en TDM et en IRM des trois sous-types de papillomes schneidériens.
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Identifier les critères d’orientation diagnostique et les principaux diagnostics différentiels.
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Comprendre l’impact de la caractérisation radiologique sur la prise en charge thérapeutique
Message à retenir
Le papillome inversé ne doit pas constituer un diagnostic par défaut. L’analyse combinée de la localisation tumorale, du signal en IRM, du pattern cérébriforme et des remaniements osseux permet d’orienter vers le sous-type histologique. Cette caractérisation conditionne la stratégie chirurgicale et le pronostic
Résumé
Le tractus naso-sinusien est tapissé par la membrane schneidérienne, muqueuse respiratoire ciliée d’origine ectodermique. Les papillomes schneidériens constituent des tumeurs épithéliales bénignes rares, subdivisées en trois entités histologiques distinctes : papillomes inversés, oncocytaires et exophytiques.
Les papillomes inversés (PI) prennent habituellement naissance au niveau de la paroi latérale des fosses nasales, en particulier dans le méat moyen, avec une extension possible vers les cellules ethmoïdales ou le sinus maxillaire. Leur aspect caractéristique en imagerie comprend un motif cérébriforme convoluté en pondération T2 et sur les séquences T1 après injection de contraste, ainsi que la présence fréquente de calcifications intrinsèques. Cependant, les PI sont souvent indiscernables radiologiquement des carcinomes naso-sinusiens et nécessitent une résection en bloc en raison de leur potentiel élevé de transformation maligne.
Les papillomes oncocytaires (PO), bien que se développant dans des localisations similaires, peuvent présenter une hyperintensité en T1 liée à la présence de microkystes mucineux et ne s’accompagnent pas d’ostéite focale.
Les papillomes exophytiques (fongiformes) sont des lésions bénignes développées à partir de la cloison nasale, le plus souvent unilatérales et limitées au vestibule nasal, sans atteinte sinusienne. Ils ne présentent pas de caractéristiques spécifiques en imagerie.
Bien que le papillome inversé soit le sous-type le plus fréquent des papillomes schneidériens, une différenciation radiologique précise de ses homologues oncocytaire et exophytique est essentielle.