Objectifs
- -Sensibiliser les radiologues à la sémiologie TDM des modifications post-mortem notamment précoces et savoir les reconnaître sur un scanner.
- -Comprendre la physiopathologie sous-jacente à ces modifications pour en déduire la logique et en retenir les aspects d'imagerie.
- -Savoir décrire et reconnaître les principaux signes TDM post-mortem par appareil, en mettant l’accent sur les modifications vasculaires (étant les plus précoces).
- -Identifier les principaux pièges diagnostiques qu'un radiologue peut retrouver sur un scanner post-mortem et savoir les différencier des lésions anté-mortem.
Message à retenir
- Tout radiologue peut être confronté à l’interprétation d’un scanner post-mortem (PMCT). Les signes qu’on y retrouve (notamment les modifications vasculaires précoces) obéissent à une physiopathologie cohérente dont la connaissance permet une compréhension rigoureuse et une maitrise de la sémiologie radiologique de ce type de scanner. Etudier cette sémiologie permet d’éviter des erreurs d’interprétation et la confusion avec des pathologies anté-mortem notamment dans un contexte médico-légal.
Résumé
Le scanner post-mortem est un examen réalisé après le décès. Initialement développé dans un cadre médico-légal mais dont les signes peuvent être rencontrés par tout radiologue dans différentes situations. Il existe une sémiologie post-mortem riche, dont la connaissance est indispensable pour éviter toute erreur d'interprétation.
Nous présentons le cas d'un patient admis aux urgences pour une dyspnée rapidement progressive, exploré par un scanner thoracique sans injection au cours duquel est survenu un arrêt cardiaque. L'examen obtenu constitue une illustration de l'ensemble des signes tomodensitométriques post-mortem précoces, notamment les modifications vasculaires qui constituent les changements les plus précoces et les plus caractéristiques.
À partir de ce cas, ce travail présentera une analyse détaillée et illustrée des modifications qu’on retrouve sur un scanner post-mortem (PMCT), systématisés par appareil, en mettant le point sur la sémiologie vasculaire, puis pulmonaire, cérébrale, etc. Et avec pour chaque signe, une corrélation physiopathologique et des clés d’interprétation simples, ainsi que les principaux pièges diagnostics à connaître absolument.
- Tout radiologue clinicien peut être confronté à un scanner post-mortem (PMCT) : connaître la sémiologie de chaque appareil est indispensable pour une lecture rigoureuse afin d'éviter les pièges diagnostiques.
- La physiopathologie post-mortem (redistribution gravitationnelle et arrêt circulatoire) explique de façon logique l'ensemble des modifications observées et permet d'en déduire la sémiologie radiologique.
- Les signes vasculaires post-mortem sont les plus précoces et les plus spécifiques. Les méconnaître peut exposer à des erreurs d’interprétation.