Objectifs
1- Rappeler l'anatomie et la biomécanique de l'articulation sacro-iliaque
2- Connaitre la place des différentes modalités d'imagerie dans le diagnostic des sacro-iliites inflammatoires
3- Reconnaitre les diagnostics différentiels des sacro-iliites inflammatoires
Message à retenir
L'IRM est l'examen de référence pour le diagnostic précoce des sacro-iliites inflammatoires (SII) , reposant essentiellement sur les séquences STIR et T1. La TDM intervient en complément pour l'analyse fine des anomalies structurales ; la radiographie quant à elle n’est positive qu’à la phase tardive. Cette approche multimodale, impérativement confrontée au contexte clinique, permet de distinguer entre la SII et les diagnostics différentiels , notamment l’arthrose, permettant d’éviter des erreurs diagnostics par excès ou par défaut.
Résumé
L'IRM est l'examen de référence pour le diagnostic des SII, permettant un diagnostic précoce avant l'apparition de signes radiographiques, souvent tardifs. Les séquences STIR identifient l'inflammation active (oedème osseux sous-chondral), tandis que les séquences T1 (avec et/ou sans FATSAT) permet d'analyser les lésions structurales.L'injection de gadolinium n'est le plus souvent pas nécessaire. Le "backfill" est un signe hautement spécifique de spondyloarthrite.
La TDM intervient en complémentarité pour une analyse plus fine des anomalies structurales : il est plus performant que l'IRM pour détecter les érosions , la sclérose et les ponts osseux, consituant ainsi un complément précieux de l’IRM.
L’intégration des données de l’imagerie et du contexte clinique permet d’éliminer les "mimics" : les causes mécaniques (arthrose, ostéose iliaque condensante, syndrome de Bertolotti), les fractures de contrainte et la sacro-iliite infectieuse, typiquement unilatérale et associée à des collections des parties molles. Cette approche multimodale permet de distinguer précisément l'activité inflammatoire des séquelles chroniques et des atteintes mécaniques, évitant le surdiagnostic et l’introduction de traitements couteux et potentiellement toxiques, et le sous-diagnostic avec risque d’évolution vers des séquelles fonctionnelles et l’ankylose au stade ultime.
- L'IRM est l'examen clé pour le diagnostic précoce des sacro-iliites inflammatoires; l'injection de gadolinium n'est pas nécessaire dans la majorité des cas.
- L'oedème sous-chondral (ostéite) signe l'activité de l'inflammation, mais tout oedème n'est pas d'origine inflammatoire : importance du contexte clinique, de la localisation des lésions,et des signes associés (anomalies structurales++)
- La TDM est un complément précieux de l'IRM permettant de mieux analyser les anomalies structurales.