Rehaussement leptoméningé : approche diagnostique en imagerie
Poster Abstract

Objectifs

  1. Rappeler l’anatomie des leptoméninges et les mécanismes physiopathologiques du rehaussement leptoméninge.
  2. Décrire les principaux profils étiologiques : infectieux, inflammatoires, néoplasiques et vasculaires.
  3. Illustrer ces entités par des cas radio-cliniques représentatifs.
  4. Préciser l’apport des séquences IRM injectées (3D T1 type MP-RAGE et FLAIR injecté).

Message à retenir

Le rehaussement leptoméningé traduit une rupture de la barrière hémato-encéphalique ou une infiltration pathologique des espaces sous-arachnoïdiens. L’analyse sémiologique et topographique en IRM est déterminante pour l’orientation étiologique.

Résumé

Le rehaussement leptoméningé correspond à une prise de contraste des leptoméninges secondaire à une altération de la barrière hémato-encéphalique par un processus inflammatoire, infectieux, tumoral ou vasculaire.

L’IRM est l’examen de référence.

Les séquences 3D T1 injectées (MP-RAGE) permettent une détection fine des rehaussements superficiels, tandis que le FLAIR injecté pourrait améliorer la visualisation des anomalies au contact du LCR.

Ce poster illustre cet approche diagnostique à travers des cas cliniques dont on cite :

🔹 La tuberculose cérébrale : où le rehaussement leptoméningé prédomine aux citernes de la base, parfois associé à une hydrocéphalie et des infarctus profonds.

🔹 Le syndrome de Sturge-Weber : où le rehaussement leptoméningé est le plus souvent unilatéral en rapport avec une angiome pial, associé à des calcifications corticales gyriformes en « rail de tramway » au scanner, une éventuelle atrophie sous-jacente et une hypertrophie avec calcifications du plexus choroïde homolatéral à l'angiome pial.

🔹 La carcinomatose leptoméningée : correspond à une dissémination tumorale au niveau des méninges et par le LCR des tumeurs primitives du SNC que des néoplasies extracérébrales.  Dans ce cas le rehaussement est fin et microndoulaire réalisant l’aspect typique dit en “sugar coating”, à localisation déclive au niveau des citernes de la base, du cône terminal et des racines du queue de cheval.

🔹 La méningo-encéphalite herpétique : le rehaussement leptoméningé est associé à des hypersignaux T2/FLAIR temporaux internes et à une prise de contraste corticale, dans un contexte infectieux aigu.

🔹 AVC malin (rupture de la barrière hémato-encéphalique) : le rehaussement leptoméningé réactionnel en regard d’un territoire infarci étendu, traduit une altération secondaire de la barrière hémato-encéphalique.

Ces observations constituent des exemples illustratifs des différents mécanismes physiopathologiques responsables du rehaussement leptoméningé.

L’analyse doit être systématique et inclure :

• Topographie (convexités vs base)

• Caractère diffus ou nodulaire

• Association à des lésions parenchymateuses

• Contexte clinique

Le rehaussement leptoméningé ne constitue pas un diagnostic en soi, mais un signe radiologique. Son analyse morphologique et topographique, corrélée au contexte clinique, guide l’orientation diagnostique. Les séquences IRM optimisées (3D T1 injectée, FLAIR injectée) améliore significativement la détection et la caractérisation des atteintes leptoméningées, permettant ainsi une orientation diagnostique plus précise.

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Extrait de présentation finale