Quand la diffusion ment : limites et pièges de l’IRM de diffusion
Poster Abstract

Objectifs

  • - Rappeler les principes physiques de l’IRM de diffusion et de la cartographie ADC.
  • - Identifier les principales situations responsables de faux positifs et de faux négatifs en diffusion cérébrale.
  • - Illustrer, à travers des cas cliniques iconographiques, les pièges diagnostiques les plus fréquents en pratique quotidienne.
  • - Proposer une démarche d’analyse systématique pour sécuriser l’interprétation.

Message à retenir

Un hypersignal en diffusion n’est pas synonyme d’ischémie aiguë. L’interprétation doit toujours intégrer la cartographie ADC, les séquences morphologiques et le contexte clinico-biologique.

Résumé

L’IRM de diffusion (DWI) est devenue un outil incontournable en neuroradiologie, notamment dans la prise en charge de l’AVC aigu. Sa grande sensibilité expose cependant à des erreurs d’interprétation lorsque l’analyse est isolée ou incomplète.

Ce poster pédagogique illustre les principales situations où « la diffusion ment ». Les faux positifs sont dominés par l’effet T2 shine-through (œdème vasogénique, lésions inflammatoires ou tumorales), certaines nécroses tumorales, ainsi que des artéfacts liés aux distorsions ou aux effets de susceptibilité. Les faux négatifs concernent essentiellement les AVC hyperaigus, les petites lésions du tronc cérébral ou les infarctus lacunaires précoces.

L’analyse systématique reposant sur la confrontation DWI/ADC, l’étude attentive des séquences conventionnelles et la corrélation clinique permet de réduire significativement les erreurs diagnostiques.

La diffusion est une séquence hautement sensible mais non spécifique : seule une lecture croisée DWI–ADC, intégrée au contexte clinique, permet d’éviter les pièges et d’optimiser la prise en charge du patient.

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Extrait de présentation finale