PRIMOVA : Guide de lecture pour l'identification des sites primitifs fréquents des métastases ovariennes
Poster Abstract

Objectifs

- Illustrer la diversité sémiologique des métastases ovariennes extra-gynécologiques au scanner et en IRM.

- Proposer une check-list diagnostique structurée pour orienter la recherche du site primitif extra-gynécologique (digestif, mammaire, pancréato-biliaire).

- Décrire des signes iconographiques clés (« signe du mille-feuille », « chouchou noir ») pour améliorer la spécificité du compte-rendu.

Message à retenir

La morphologie d'une métastase ovarienne est souvent le reflet de sa lignée tumorale. Une analyse rigoureuse de son architecture en IRM associée à une recherche ciblée sur les sites primitifs (épaississement pariétal rétractile, infiltration du méso, atteinte ganglionnaire) permet de redresser le diagnostic vers une origine secondaire qui compte pour 10 à 25 % des masses annexielles malignes.

Résumé

Les métastases ovariennes posent un défi diagnostique majeur, particulièrement dans les formes mucineuses où la distinction avec un primitif ovarien est complexe. Ce travail pédagogique présente le projet PRIM-OVA, un guide de lecture systématique des scanners TAP et IRM pelviennes. Nous détaillons une approche par « morphotypes » : l'aspect principalement kystique (origine colorectale, appendiculaire ou pancréato-biliaire) ; l'aspect principalement solide (origine gastrique et mammaire mais aussi les carcinomes mucineux colorectaux). Les signes spécifiques sont illustrés : le « signe du mille-feuille » (évocateur d’une origine colorectale), le signe du « chouchou noir » (estomac) et les scores de probabilité par organe (de 0 à 2) basés sur des critères scanographiques predictifs d'une lésion primitive (épaississement des parois d'un organe creux, masse, infiltration de la graisse et du méso, ganglions anormaux dans le territoire de drainage). L’objectif est de fournir au radiologue un outil d'aide à la décision pour orienter précocement la prise en charge thérapeutique et permettant d'orienter les prélèvements initiaux endoscopiques ou en radiologie interventionnelle. La prise en charge chirurgicale des masses ovariennes s'intégrerait ainsi mieux dans le projet thérapeutique global au-delà du rôle diagnostique: chirurgie des lésions symptomatique et permettant d'améliorer la survie (cancer colorectal). 

L'IRM caractérise la signature morphologique de la métastase ovarienne, tandis que le scanner TAP score la probabilité du site primitif : leur confrontation est la clé du diagnostic pré-opératoire.

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Extrait de présentation finale