Objectifs
Décrire les principales étiologies du pneumomédiastin et préciser les signes radiographiques et scanographiques permettant un diagnostic précoce, afin d’identifier les formes secondaires potentiellement graves.
Message à retenir
Le pneumomédiastin est le plus souvent bénin et spontané, mais peut révéler une perforation trachéo-bronchique ou œsophagienne engageant le pronostic vital.La radiographie thoracique est diagnostique dans la majorité des cas, le scanner étant l’examen de référence en cas de doute ou de contexte traumatique.
Résumé
Le pneumomédiastin correspond à la présence d’air dans le médiastin, secondaire à une rupture alvéolaire, trachéo-bronchique ou œsophagienne, ou à une diffusion aérique cervico-abdominale. Il peut être spontané, le plus souvent bénin chez le jeune adulte (effet Macklin), ou secondaire à un traumatisme, un barotraumatisme ventilatoire ou une perforation digestive, notamment œsophagienne.
La radiographie thoracique affirme le diagnostic dans environ 80 % des cas, montrant des bandes d’hyperclarté médiastinale, le signe du diaphragme continu ou le « Naclerio V sign ».
Le scanner thoracique est l’examen de référence en cas de radiographie normale avec forte suspicion clinique, de traumatisme ou de suspicion de complication. Il permet d’identifier la cause et de rechercher des complications : pneumothorax, pneumopéricarde, pneumorachis ou médiastinite.
L’enjeu majeur est d’éliminer une perforation œsophagienne devant un pneumomédiastin postérieur associé à un épanchement pleural ou à un contexte de vomissements ou de geste endoscopique récent.
Devant tout pneumomédiastin, l’imagerie doit distinguer la forme spontanée bénigne de la forme secondaire grave, en particulier la perforation œsophagienne, afin d’orienter rapidement la prise en charge.