Objectifs
Le ligament frondiforme correspond à la bande inférolatérale du rétinaculum inférieur des extenseurs à la cheville. Les données anatomiques concernant cette structure restent limitées et discordantes. Or, la connaissance précise de son anatomie permettrait de mieux identifier ses lésions, notamment dans des contextes post-traumatiques. L’objectif de ce travail était de proposer une description anatomique détaillée du ligament frondiforme en IRM.
Matériel et méthode
Cette étude a consisté en une analyse rétrospective de 50 IRM de cheville comportant une séquence 3D T2 isotropique réalisée une IRM 3T. Les atteintes du sinus du tarse et les antécédents traumatiques étaient exclus. Deux lecteurs ont étudié de façon indépendante, le trajet, les insertions et les variantes du ligament frondiforme.
Résultats
Les reconstructions dans un plan coronal oblique permettaient l’identification des différentes racines du ligament frondiforme chez tous les patients. La racine latérale était fine et verticale, s’insérant sur la face latérale du calcanéus. La racine intermédiaire, souvent constituée de deux faisceaux, s’insérait sur le plancher du sinus du tarse, en arrière du ligament cervical. La racine médiale, plus épaisse, se prolongeait vers le ligament talo-calcanéen interosseux, participant à la stabilité subtalaire. Des variantes anatomiques non préalablement décrites étaient également objectivées.
Conclusion
Cette acquisition 3D isotropique permettait de reconstruire le ligament frondiforme selon son grand axe, rendant ainsi possible son analyse précise au sein du sinus du tarse. Son implémentation systématique pourrait faciliter la détection des lésions de cette structure, encore insuffisamment décrites à l’heure actuelle.
Les séquences IRM 3D T2 isotropiques permettent une reconstruction multiplanaire dans le plan coronal oblique, indispensable pour suivre le ligament frondiforme selon son grand axe.
Le ligament frondiforme se divise en trois racines (latérale, intermédiaire et médiale) au sein du sinus du tarse, avec des variantes anatomiques possibles, désormais clairement identifiables grâce à l’acquisition 3D.
L’optimisation de l’acquisition et des reconstructions par le manipulateur joue un rôle central dans l’analyse fine de ce ligament frondiforme. Son implémentation systématique pourrait faciliter la détection des lésions de cette structure, encore insuffisamment décrites à l’heure actuelle.