Nodule surrénalien : Quelles nouveautés ?
Poster Abstract

Objectifs

Résumer les principales nouveautés des recommandations ESE 2023, avec un focus sur l’imagerie.

Clarifier les critères radiologiques décisionnels actuels.

Expliquer les évolutions endocriniennes, notamment le concept de MACS.

Mettre en évidence les changements pratiques impactant le suivi radiologique.

Message à retenir

Une masse homogène ≤ 10 UH = bénigne, pas de suivi, quelle que soit la taille.

La taille seule n’est plus un critère décisionnel majeur.

Les lésions intermédiaires nécessitent une caractérisation, pas un suivi prolongé systématique.

Le concept de MACS remplace le concept de cortisol subclinique.

Approche plus pragmatique visant à réduire le surdiagnostic et la sur-surveillance.

Résumé

Le scanner non injecté reste l’examen de première intention dans l’évaluation d’un nodule surrénalien.

Une masse homogène présentant une densité inférieure ou égale à 10 UH est désormais considérée comme bénigne, compatible avec un adénome lipidique, et ne nécessite plus aucun suivi radiologique, indépendamment de sa taille, ce qui constitue un changement majeur par rapport aux recommandations antérieures où la taille intervenait davantage dans la décision.

Les lésions présentant une densité comprise entre 11 et 20 UH sont qualifiées d’indéterminées et peuvent bénéficier d’une imagerie complémentaire, soit par scanner avec étude du wash-out, soit par IRM avec séquences en opposition de phase afin de rechercher une perte de signal en faveur d’un adénome. Si la bénignité est confirmée, un suivi prolongé n’est plus systématique.

En revanche, les masses hétérogènes, supérieures à 20 UH ou de grande taille, notamment au-delà de 4 cm, doivent faire discuter une prise en charge multidisciplinaire en raison du risque accru de corticosurrénalome.

Sur le plan endocrinien, le terme de sécrétion autonome modérée de cortisol, ou MACS, remplace désormais celui de cortisol subclinique. Il est défini par un cortisol supérieur à 50 nmol/L après test de freinage à la dexaméthasone. Cette entité est associée à un sur-risque cardiovasculaire et métabolique, ce qui justifie une prise en charge individualisée en fonction des comorbidités.

Par ailleurs, en présence d’une lésion homogène inférieure ou égale à 10 unités Hounsfield, le dosage systématique des métanéphrines n’est plus recommandé en raison de la très faible probabilité de phéochromocytome.

Les recommandations ESE 2023 marquent un tournant vers une désescalade raisonnée du suivi des incidentalomes surrénaliens, en redonnant à la densité au scanner non injecté un rôle central et en individualisant la prise en charge endocrinienne.

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Extrait de présentation finale