MOGAD versus NMOSD : critères IRM discriminants en pratique quotidienne
Poster Abstract

Objectifs

Comparer les atteintes IRM cérébrales et médullaires des maladies associées aux anticorps anti-MOG (Myelin oligodendrocyte glycoprotein antibody-associated disease – MOGAD) et des troubles du spectre de la neuromyélite optique liés aux anticorps anti-AQP4 (Neuromyelitis optica spectrum disorder – NMOSD) afin d’identifier les critères discriminants réellement utiles au radiologue en pratique quotidienne.Développer un algorithme IRM décisionnel permettant d’orienter le diagnostic pré-sérologique.

Message à retenir

  • La myélite longitudinale étendue n’est pas un critère discriminant isolé.
  • La topographie des lésions cérébrales et médullaires fournit des indices cliniquement utiles.
  • Un arbre décisionnel IRM peut structurer l’analyse et réduire les pièges diagnostiques.

Résumé

Une analyse comparative des IRM cérébrales, médullaires et orbitaires (T2, FLAIR, T1 injecté, diffusion) a été réalisée chez des patients sérologiquement confirmés MOGAD ou NMOSD. Les critères étudiés comprenaient : topographie cérébrale (péri-épendymaire versus cortico-sous-corticale), extension médullaire longitudinale, atteinte du conus, cavitation ou atrophie médullaire chronique, atteinte optique antérieure ou postérieure, et mode de rehaussement.

Les résultats ont montré que la myélite longitudinale étendue (>3 segments) était fréquente dans les deux groupes et ne constituait pas un critère discriminant isolé.

En faveur de la MOGAD :

  • Atteinte du conus médullaire, souvent volumineuse et centrale.
  • Lésions cérébrales cortico-sous-corticales floues.
  • Atteinte antérieure des nerfs optiques, bilatérale et parfois rehaussée périneuralement.
  • Réversibilité lésionnelle fréquente après traitement.

En faveur de la NMOSD :

  • Distribution cérébrale péri-épendymaire (hypothalamus, périventriculaire IIIe et IVe ventricules).
  • Extension chiasmatique étendue.
  • Cavitation ou atrophie médullaire chronique.

À partir de ces critères, un arbre décisionnel IRM a été construit, intégrant séquentiellement myélite longitudinale, atteinte du conus, cavitation, topographie cérébrale et atteinte optique. Cet algorithme a permis d’orienter le diagnostic précoce avec une forte concordance avec la sérologie.

  1. La myélite longitudinale étendue n’est pas discriminante seule ; l’analyse topographique est essentielle.
  2. L’atteinte du conus médullaire et les lésions corticales orientent vers MOGAD, tandis que la distribution péri-épendymaire et l’extension chiasmatique suggèrent NMOSD.
  3. L’arbre décisionnel IRM structuré améliore la lecture systématique et l’orientation précoce, contribuant à optimiser la prise en charge thérapeutique.

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Extrait de présentation finale