Masse annexielle et syndrome endocrinien : penser aux tumeurs ovariennes sécrétantes
Poster Abstract

Objectifs

Rappeler les principales tumeurs ovariennes sécrétantes et leurs implications cliniques.

Décrire les caractéristiques échographiques et IRM évocatrices.

Souligner l’importance de la corrélation radio-clinico-biologique dans l’orientation diagnostique.

Préciser la place de chaque modalité d’imagerie dans la stratégie de prise en charge.

Message à retenir

Devant toute masse annexielle associée à des manifestations endocriniennes, une tumeur ovarienne sécrétante doit être évoquée. L’IRM joue un rôle central dans la caractérisation et le bilan préthérapeutique.

Résumé

Les tumeurs ovariennes sécrétantes représentent 5 à 10 % des tumeurs de l’ovaire. Leur particularité réside dans leur activité hormonale, responsable de manifestations cliniques évocatrices telles qu’une puberté précoce, des métrorragies, une aménorrhée ou des signes de virilisation. Elles regroupent principalement les tumeurs des cordons sexuels et du stroma ainsi que certaines tumeurs germinales.

L’échographie pelvienne est l’examen de première intention, montrant le plus souvent une masse ovarienne unilatérale solide ou solido-kystique, parfois hypervascularisée. L’évaluation selon les critères O-RADS US permet d’estimer le risque de malignité.

L’IRM pelvienne constitue l’examen de référence pour la caractérisation lésionnelle. Elle analyse la composante solide, détecte un éventuel contingent hémorragique (hypersignal T1), évalue le signal stromal en T2, recherche une restriction de diffusion et précise l’extension loco-régionale. La TDM est principalement indiquée dans le bilan d’extension.

L’orientation diagnostique repose sur la corrélation radio-clinico-biologique : élévation de l’inhibine (tumeur de la granulosa), hyperandrogénie biologique (Sertoli-Leydig), augmentation de la β-hCG ou de l’AFP dans certaines tumeurs germinales.

Une approche intégrée permet d’adapter la stratégie thérapeutique, souvent conservatrice chez la femme jeune.

Toute masse annexielle associée à un syndrome endocrinien doit faire évoquer une tumeur ovarienne sécrétante.

L’IRM est l’examen clé pour la caractérisation tissulaire, l’évaluation loco-régionale et l’orientation préthérapeutique.

La corrélation radio-clinico-biologique (imagerie + signes hormonaux + marqueurs) est indispensable pour un diagnostic précis et une prise en charge adaptée, souvent conservatrice chez la femme jeune.

32338

Extrait de présentation finale