Le scanner cardiaque au-delà des coronaires: apport diagnostique dans l’exploration globale du cœur
Poster Abstract

Objectifs

Mettre en évidence les apports du scanner cardiaque au-delà de l’analyse coronaire, en précisant ses indications, ses protocoles d’acquisition, ses plans d’exploration et ses performances diagnostiques dans les principales pathologies cardiaques non coronaires.

Message à retenir

Le scanner cardiaque explore bien plus que les coronaires : il permet une évaluation globale et fiable des structures cardiaques et joue un rôle clé en complément de l’échographie et de l’IRM.

Résumé

Le scanner cardiaque permet une analyse fiable des pathologies péricardiques, avec mise en évidence d’un épaississement péricardique pathologique >4–6 mm et de calcifications, notamment dans les péricardites chroniques constrictives.Dans les atteintes myocardiques, il identifie les cardiomyopathies dilatées (fraction d’éjection <45 %, dilatation ventriculaire gauche) et hypertrophiques (épaisseur pariétale télédiastolique >15 mm), ainsi que les cardiomyopathies ischémiques par l’analyse de la perfusion et du rehaussement tardif.En pathologie valvulaire, le scanner permet la quantification des calcifications (score calcique aortique sévère >1100 unités d’Agatston) et la planimétrie valvulaire.Il contribue également au diagnostic des anomalies cavitaires, des communications intracardiaques et des tumeurs cardiaques, en assurant une analyse volumique et un bilan d’extension précis.

Permet le suivi post-procédure (stents, prothèses valvulaires) pour évaluer le positionnement et les complications.

Limites:

-Résolution en contraste inférieure à l’IRM pour la caractérisation tissulaire.

-Dépendance à la fréquence cardiaque et aux arythmies.

-Exposition aux rayonnements et au produit de contraste iodé.

-Le scanner cardiaque ne se limite pas aux coronaires : il permet une analyse complète du péricarde, du myocarde, des cavités, des valves et des masses cardiaques.

-Sa haute résolution spatiale et l’analyse volumique en font un outil performant pour le diagnostic, le bilan étiologique et l’évaluation préopératoire.

-Il s’intègre en complémentarité avec l’échocardiographie et l’IRM cardiaque, chacune répondant à des objectifs diagnostiques spécifiques.

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Extrait de présentation finale