Objectifs
Montrer que la sarcopénie est un facteur de risque de survenue de toxicité pulmonaire à l'immunothérapie, en contexte oncologique
Matériel et méthode
Etude rétrospective cas-témoins bicentrique (CHU de Clermont-Ferrand et Centre de lutte contre le cancer Jean Perrin)
Analyse d'un groupe cas (patients atteints d'un cancer traités par immunothérapie, ayant présenté une toxicité pulmonaire) versus un groupe témoin (patients atteints d'un cancer traités par immunothérapie, sans toxicité pulmonaire)
Réalisation de segmentations musculaires sur logiciel avec calcul de densité musculaire pour chaque groupe, avec 2 mesures par patient : avant la mise en place du traitement ; puis à la survenue de la toxicité pour le groupe patient, et une mesure controle sur le meme intervalle de temps pour le groupe témoin
Appariemment sur le sexe, l'âge, le type histologique tumoral et le traitement
Résultats
Nous avons retrouvé une association statistiquement significative entre la sarcopénie (Skeletal Muscle Index) et la toxicité pulmonaire de l'immunothérapie, et la différence est d'autant plus marquée avant la mise en place du traitement.
Il ne semble pas exister d'association significative entre la myostéatose et la survenue d'une toxicité pulmonaire de l'immunothérapie.
Conclusion
La sarcopénie est un facteur de risque de survenue de toxicité pulmonaire chez les patients traités par immunothérapie anticancéreuse.
Une évaluation systématique du skeletal Muscle Index parait judicieux chez les patients sous immunothérapie afin d'évaluer le risque de survenue d'une complication du traitement.
- La toxicité pulmonaire aux immunothérapies est un effet indésirable rare mais potentiellement grave
- La sarcopénie est une maladie musculaire progressive fréquente en contexte oncologique
- Notre étude montre une association significative entre la sarcopénie et la toxicité pulmonaire à l'immunothérapie