Objectifs
Présenter les principes physiques de la séquence Susceptibility Weighted Imaging (SWI) et détailler ses principales applications cliniques en imagerie cérébrale.
Illustrer sa valeur ajoutée par rapport aux séquences conventionnelles, notamment dans la détection des microhémorragies, des dépôts minéraux et des anomalies vasculaires.
Message à retenir
La séquence SWI exploite les différences de susceptibilité magnétique tissulaire et possède une sensibilité supérieure aux séquences T2* pour la détection des microhémorragies, du fer, du calcium et des anomalies veineuses. Elle apporte un gain diagnostique significatif en pathologie vasculaire, traumatique, infectieuse et dégénérative.
Résumé
L’IRM cérébrale constitue l’examen de référence pour l’exploration du parenchyme cérébral. La séquence SWI repose sur une acquisition écho de gradient 3D à temps d’écho long et angle de bascule faible, exploitant les variations locales de susceptibilité magnétique. Elle combine les informations de magnitude et de phase afin d’augmenter la sensibilité aux substances paramagnétiques et diamagnétiques.
La SWI permet une détection accrue des microhémorragies cérébrales, particulièrement utile dans l’angiopathie hypertensive, l’angiopathie amyloïde et les lésions axonales diffuses post-traumatiques. Elle met en évidence le signe du vaisseau en susceptibilité dans l’AVC ischémique aigu, présentant un intérêt pronostique.
En pathologie vasculaire, la SWI améliore la détection des thromboses veineuses corticales et des malformations vasculaires telles que les cavernomes, responsables d’un artefact de « blooming ». Elle permet également l’analyse des asymétries veineuses corticales en phase aiguë d’ischémie.
En pathologie inflammatoire et infectieuse, elle contribue au diagnostic différentiel des abcès cérébraux grâce au signe du double liseré périphérique. En pathologie démyélinisante, elle participe à l’identification du signe de la veine centrale et du halo hypointense des lésions chroniquement actives.
Enfin, la SWI et la cartographie quantitative de susceptibilité (QSM) offrent une évaluation des dépôts minéraux cérébraux, utile dans certaines maladies métaboliques et neurodégénératives.
L’intégration systématique de la SWI dans les protocoles d’IRM cérébrale améliore la caractérisation lésionnelle et contribue à une meilleure orientation diagnostique.
La SWI est plus sensible que la T2* pour détecter microhémorragies et dépôts minéraux.
Elle apporte une valeur diagnostique majeure en pathologie vasculaire et traumatique.
Son intégration en routine optimise la caractérisation des lésions cérébrales.