Infections du SNC chez le patient VIH :Profil étiologique et apport de l'IRM
Poster Abstract

Objectifs

  • -Décrire le profil des infections opportunistes du SNC chez les patients infectés par le VIH.
  • -Illustrer l’apport de l’IRM dans l’orientation diagnostique.

Matériel et méthode

Étude rétrospective menée sur 2 ans incluant 12 patients séropositifs présentant des signes d’infection du SNC, explorés par IRM cérébro-médullaire avec dosage des CD4, au service d’imagerie de l’Hôpital Militaire Mohammed V.-

Résultats

La population comportait 10 hommes (83,3 %) et 2 femmes (16,7 %), d’âge moyen 41,7 ans.

L’IRM était pathologique dans 100 % des cas.

Répartition étiologique :

   -Toxoplasmose cérébrale : 8 cas (66,7 %)Majoritairement chez des patients

       avec CD4 <100/mm³ (4 cas < 50/mm³).

   -Tuberculose neuroméningée : 3 cas (25 %)Survenant essentiellement pour

     des CD4 <100/mm³, dont un cas compliqué de méningoencéphalite tuberculeuse.

   -Leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP) : 1 cas (8,3 %)

      CD4 < 50/mm³, survenue après méningoencéphalite herpétique.

Les infections opportunistes étaient associées à une immunodépression sévère

(CD4 < 100/mm³) dans la majorité des cas.

La toxoplasmose représente l’étiologie dominante dans notre série, suivie de la tuberculose.

L’IRM, grâce à son excellente résolution en contraste et son caractère non invasif, permet :

   -Une analyse fine de la topographie et du rehaussement lésionnel

    -Une orientation étiologique en corrélation avec les données clinico-biologiques

    -Une prise en charge thérapeutique rapide et adaptée

Conclusion

-Chez le patient VIH, les infections du SNC restent dominées par la toxoplasmose et la tuberculose en contexte d’immunodépression avancée.

-L’IRM constitue l’examen clé pour le diagnostic, le suivi et l’optimisation thérapeutique, contribuant à l’amélioration du pronostic

-Chez le patient VIH, toute symptomatologie neurologique doit évoquer en priorité une infection opportuniste du SNC, particulièrement en cas de CD4 < 100/mm³.

-La toxoplasmose cérébrale constitue l’étiologie prédominante, tandis que la tuberculose neuroméningée représente le principal diagnostic différentiel.

-L’IRM est l’examen clé : l’analyse des éléments sémiologiques discriminants, corrélée au taux de CD4 et aux données clinico-biologiques, permet une orientation étiologique rapide et une prise en charge thérapeutique ciblée

Cadre du travail

32336

Extrait de présentation finale