Impact clinique d’une reconstruction IA réduisant les artéfacts en CBCT lors de la radioembolisation hépatique
Poster Abstract

Objectifs

Évaluer l’effet d’un nouvel algorithme de reconstruction basé sur l’intelligence artificielle (IA) sur la réduction des artéfacts en stries liés à la pulsatilité artérielle et aux variations de contraste en angiographie par CBCT (Cone-Beam Computed Tomography) avec injection de contraste, lors de la cartographie pour la radioembolisation hépatique.

Matériel et méthode

À partir du registre international prospectif multicentrique PALAS-VP, les CBCT acquis entre juillet 2024 et juillet 2025 sur systèmes d’angiographie IGS ont été reconstruits avec et sans le logiciel CleaReconDL (GE HealthCare). Les dix premiers patients consécutifs de chacun des cinq centres américains et français ont été inclus, totalisant 100 jeux de données comprenant des acquisitions proximales (foie entier/lobaires) et sélectives. Quatre radiologues interventionnels seniors, en aveugle vis-à-vis du type de reconstruction, ont évalué la qualité globale d’image, la visualisation des artères cibles et non cibles, la visualisation lésionnelle, la délinéation parenchymateuse de la zone traitée (acquisitions sélectives) ainsi que l’existence d’une perte d’information ou d’hallucinations liées à l’IA, au moyen d’échelles de Likert en cinq points. Les scores moyens ont été comparés par test des rangs signés de Wilcoxon avec ajustement de Holm.

Résultats

La reconstruction basée sur l’IA a amélioré l’ensemble des paramètres évalués (toutes p ajustées < 0,001).Pour les CBCT proximaux, la qualité globale d’image est passée de 3,2 ± 0,8 à 4,3 ± 0,8, l’analyse vasculaire de 3,5 ± 0,8 à 4,5 ± 0,7, la visualisation lésionnelle de 3,2 ± 1,3 à 3,8 ± 1,3 et la visualisation des artères non cibles de 3,3 ± 0,9 à 4,4 ± 0,8. Pour les CBCT sélectifs, la qualité globale d’image est passée de 3,2 ± 0,9 à 3,9 ± 1,0, l’analyse vasculaire de 3,3 ± 1,0 à 4,2 ± 0,9, la visualisation lésionnelle de 3,3 ± 1,2 à 3,8 ± 1,2, la visualisation des artères non cibles de 3,4 ± 1,0 à 4,2 ± 0,9 et la délinéation parenchymateuse de 3,2 ± 1,2 à 3,6 ± 1,1. La reconstruction IA était jugée supérieure ou équivalente dans 98,1 % des évaluations (51,8 % strictement supérieures). Aucune perte d’information cliniquement significative ni hallucination n’a été observée.

Conclusion

La reconstruction basée sur l’IA améliore significativement la qualité du CBCT et la visualisation anatomique utile à la radioembolisation hépatique, sans altérer l’information diagnostique.

La réduction des artéfacts pulsatoires par reconstruction IA renforce la fiabilité du CBCT pour l’identification des artères cibles et non cibles, avec un potentiel impact direct sur la planification et la sécurisation de la radioembolisation hépatique.

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