Imagerie des tumeurs testiculaires : approche multimodale, critères clés et pièges diagnostiques
Poster Abstract

Objectifs

Rappeler l’algorithme diagnostique devant une masse testiculaire : échographie-Doppler en 1re intention, indications de l’IRM et du TDM pour le bilan d’extension.

Décrire les signes d’imagerie permettant d’orienter vers les principaux groupes : tumeurs germinales (séminome / non séminomateuses), tumeurs stromales, lymphome, métastases, lésions bénignes simulant un cancer.

Optimiser le staging : atteinte ganglionnaire rétropéritonéale, métastases (pulmonaires, hépatiques…), et points techniques du TDM.

Identifier les pièges (lésions bénignes, “burned-out tumor”, inflammation/trauma) et les situations où la chirurgie conservatrice peut être discutée.

Message à retenir

Toute masse intratesticulaire solide est suspecte jusqu’à preuve du contraire : l’échographie guide l’orientation, l’IRM aide dans les cas indéterminés, et le TDM (ou TEP selon contexte) assure le bilan d’extension.

Résumé

Les tumeurs testiculaires, dominées par les tumeurs germinales, représentent une pathologie à fort impact chez l’adulte jeune et imposent une prise en charge rapide. L’échographie-Doppler est l’examen pivot pour confirmer l’origine intratesticulaire, caractériser la lésion (solide/kystique, homogène/hétérogène, vascularisation, microcalcifications) et rechercher une atteinte bilatérale. Certaines présentations orientent : le séminome est souvent une masse homogène, hypoechogène, bien limitée, alors que les tumeurs non séminomateuses sont plus volontiers hétérogènes avec composantes kystiques/névrotiques ou calcifiées. L’IRM (T2, diffusion, dynamique) est utile en cas de lésion indéterminée, de masse petite/non palpable, de suspicion de lésion bénigne (ex. tumeur épidermoïde) ou pour discuter une chirurgie conservatrice. Le bilan d’extension repose sur l’imagerie abdomino-pelvienne (ganglions lombo-aortiques) et thoracique, et doit être interprété en intégrant la clinique et les marqueurs tumoraux (AFP, β-HCG, LDH). Ce poster propose un rappel des protocoles, une iconographie commentée des principales entités et un focus sur les pièges diagnostiques afin d’améliorer l’orientation et le staging.

- Échographie-Doppler = examen de référence : origine intra/extratesticulaire, solidité, vascularisation, bilatéralité.

- Séminome : souvent homogène, hypoechogène, hypervascularisé de façon régulière.

- Non séminomateuses : plus hétérogènes (kystes, hémorragie, calcifications).

- IRM : outil de “problème-solving” (diffusion, rehaussement) et aide à éviter des orchidectomies inutiles dans certains cas sélectionnés.

- Staging : rechercher systématiquement les ganglions rétropéritonéaux et les métastases ; corréler avec marqueurs et histologie.

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Extrait de présentation finale