Imagerie des gonalgies antérieures : stratégie diagnostique, modalités d’imagerie et facteurs biomécaniques
Poster Abstract

Objectifs

Définir la place respective des radiographies, de l’échographie et de l’IRM.

Illustrer les principales étiologies et leurs signes-clés en imagerie.

Identifier les facteurs biomécaniques influençant la prise en charge

Message à retenir

La radiographie standard constitue l’examen de 1e intention.

L’échographie est particulièrement adaptée aux atteintes tendineuses superficielles.

L’IRM analyse les lésions et les facteurs biomécaniques associés.

Résumé

Les gonalgies antérieures sont dominées par les atteintes du compartiment fémoro-patellaire. Le syndrome douloureux fémoro-patellaire correspond à une douleur antérieure sans anomalie radiographique majeure.

La radiographie standard constitue la première étape du bilan. Réalisée selon les différentes incidences, elle est souvent normale ou peu contributive dans les formes fonctionnelles, mais permet d’éliminer une fracture, une arthrose fémoro-patellaire ou une anomalie morphologique évidente, ainsi que l’analyse de la hauteur patellaire.

L’échographie occupe une place privilégiée dans l’exploration des tissus mous superficiels. Chez le sportif, les douleurs antérieures sont principalement liées aux tendinopathies patellaire et quadricipitale ainsi qu’au syndrome de la graisse de Hoffa. Les ruptures tendineuses se traduisent par une interruption fibrillaire, tandis que les formes partielles montrent des anomalies focales sans rupture complète. Les enthésopathies et tendinopathies se manifestent par un épaississement tendineux hypoéchogène. Chez l’adolescent, les pathologies d’insertion associent anomalies du tendon distal et fragmentation osseuse visible en radiographie.

L’IRM représente l’examen de référence en cas de bilan initial non contributif ou de douleur persistante. Elle permet d’exclure une instabilité patellaire, de détecter une chondropathie associée et d’identifier des facteurs morphologiques prédisposants tels qu’une dysplasie trochléenne modérée, une patella alta ou une bascule latérale. Elle met également en évidence les ruptures tendineuses par une solution de continuité avec œdème et éventuelle rétraction, les conflits de la graisse antérieure par des remaniements œdémateux ou fibreux, ainsi que les lésions infracliniques ostéo-cartilagineuses.

La distance TA-GT constitue un paramètre biomécanique majeur dans l’évaluation de l’instabilité fémoro-patellaire. Si elle peut être appréciée en IRM, le scanner en offre une mesure plus reproductible et précise, jouant un rôle déterminant dans la planification thérapeutique.

Ainsi, l’approche hiérarchisée radiographie–échographie–IRM, avec recours ciblé au scanner pour l’analyse de la TA-GT, permet une évaluation complète lésionnelle et biomécanique, toujours en corrélation avec le contexte clinique du patient.

Le bilan des gonalgies antérieures repose sur une stratégie d’imagerie hiérarchisée.

L’IRM est l’examen central pour l’analyse lésionnelle et biomécanique.

La complémentarité des modalités optimise le diagnostic et la prise en charge.

32338

Extrait de présentation finale