Objectifs
Montrer l’apport de l’IRM avancée pour estimer le grade tumoral
Illustrer les corrélations radio-histologiques et moléculaires
Message à retenir
L’imagerie moderne ne se limite plus au diagnostic morphologique : elle contribue à l’approche intégrée radio-moléculaire des gliomes.
Résumé
Les gliomes représentent les tumeurs cérébrales primitives malignes les plus fréquentes chez l’adulte. Leur classification a profondément évolué avec l’intégration des données moléculaires dans la classification de l’OMS 2021, notamment le statut mutationnel IDH et la codélétion 1p/19q, modifiant à la fois le pronostic et la prise en charge thérapeutique.
L’IRM constitue l’examen de référence pour le diagnostic initial, le grading tumoral et le suivi. Les séquences morphologiques (T1, T2, FLAIR, T1 injecté, SWI) permettent d’analyser l’extension tumorale, la prise de contraste, la nécrose et les remaniements hémorragiques. Les techniques avancées — diffusion, perfusion et spectroscopie — apportent des informations essentielles sur la cellularité, la microvascularisation (rCBV) et le profil métabolique tumoral.
Les astrocytomes de bas grade se manifestent typiquement par une lésion infiltrante en hypersignal T2/FLAIR sans rehaussement significatif, alors que l’augmentation du rCBV et l’apparition d’un rehaussement traduisent une progression vers un grade plus élevé. Les oligodendrogliomes, caractérisés par l’association mutation IDH et codélétion 1p/19q, présentent fréquemment des calcifications et une hyperperfusion proportionnelle au grade. Le glioblastome, correspondant aux formes IDH wild-type, associe rehaussement annulaire, centre nécrotique, hyperperfusion marquée et infiltration extensive, parfois transcalleuse.
Au-delà du diagnostic, l’imagerie joue un rôle central dans la stratégie thérapeutique et le suivi post-traitement, notamment pour différencier récidive tumorale, pseudoprogression et radionécrose selon les critères RANO.
Les séquences morphologiques et avancées permettent une caractérisation tumorale bien au-delà de la simple détection.
Diffusion, perfusion et spectroscopie aident à estimer l’agressivité et à orienter vers certains sous-types moléculaires.
Elle permet de différencier progression tumorale, pseudoprogression et radionécrose, guidant ainsi la prise en charge.