Objectifs
• Définir l’hémangiome intramusculaire et préciser ses caractéristiques épidémiologiques et cliniques
• Décrire les signes d’imagerie permettant d’orienter le diagnostic et éliminer les diagnostics différentiels
• Exposer les principes actuels de prise en charge thérapeutique
Message à retenir
L’hémangiome intramusculaire est une anomalie vasculaire bénigne rare, touchant préférentiellement le sujet jeune, d’évolution lente, dont le diagnostic repose principalement sur l’IRM, permettant une caractérisation tissulaire précise et une planification thérapeutique adaptée.
Résumé
• L’hémangiome intramusculaire est une prolifération bénigne de vaisseaux sanguins au sein du muscle strié squelettique
• Il représente moins de 1 % de l’ensemble des hémangiomes et 7–10 % des tumeurs bénignes des parties molles
• Il survient majoritairement avant l’âge de 30 ans, sans prédominance de sexe
• Cliniquement, il se manifeste par une masse profonde à croissance lente, parfois douloureuse ou responsable de signes neurologiques par effet compressif
• L’échographie Doppler permet une première orientation en objectivant une lésion hypervascularisée non compressible
• L’IRM est l’examen de référence : iso-signal ou discret hypersignal en T1, hypersignal franc et hétérogène en T2 avec structures serpigineuses typiques des lésions à bas débit, rehaussement intense après gadolinium
• La TDM et la radiographie standard peuvent révéler des phlébolithes évocateurs
• Le diagnostic définitif repose sur l’analyse histologique
• Le traitement est conservateur en l’absence de symptômes, chirurgical ± embolisation en cas de gêne fonctionnelle
• Masse musculaire d’évolution lente chez un sujet jeune = évoquer une origine vasculaire
• L’IRM est indispensable pour le diagnostic positif et éliminer les diagnostics différentiels
• Les phlébolithes sont un signe indirect fortement évocateur
• La stratégie thérapeutique dépend de la symptomatologie et du retentissement fonctionnel
• Pronostic excellent, sans risque de transformation maligne