Objectifs
Présenter les points clés de la stratégie d’imagerie à la phase aiguë de l’AVC ischémique, depuis le diagnostic positif et différentiel jusqu’à la sélection des patients éligibles aux thérapeutiques de revascularisation, en intégrant les apports des techniques d’imagerie avancée.
Message à retenir
L’imagerie dans l’AVC ischémique aigu est passée d’une logique temporelle (« time is brain ») à une approche individualisée basée sur l’évaluation tissulaire, permettant d’optimiser la sélection des patients candidats aux traitements de reperfusion.
Résumé
L’imagerie joue un rôle central à la phase aiguë de l’accident vasculaire cérébral ischémique (AVCi), permettant le diagnostic positif, le diagnostic différentiel et la sélection des patients éligibles aux thérapeutiques visant à rétablir un flux sanguin adéquat vers le tissu cérébral ischémié afin de limiter les lésions irréversibles du parenchyme cérébral, favoriser la récupération fonctionnelle, limiter la mortalité et le risque de récidive. Avec l’avènement des techniques d’imagerie avancée, la progression des connaissances sur la physiopathologie de l’ischémie cérébrale et le développement des techniques de revascularisation mécanique, l’imagerie sert désormais à évaluer à l’échelle individuelle les paramètres de viabilité tissulaire, de perfusion et de collatéralité, le niveau d’occlusion, et renseigne sur le risque hémorragique pour maximiser les opportunités thérapeutiques. Ces changements de paradigme ont redéfini les points clés de l’acquisition et de l’interprétation d’imagerie chez un patient suspect d’AVC, allant au-delà du concept, restant valable, de time is brain. Nous verrons dans cet article les points clés qui guident la stratégie d’imagerie à la phase aiguë de l’AVCi, visant à établir le diagnostic positif, éliminer les diagnostics différentiels et guider les thérapeutiques urgentes.
La stratégie d’imagerie dans l’AVC ischémique aigu ne repose plus uniquement sur le concept « time is brain », mais sur une évaluation individuelle du tissu cérébral à risque, permettant d’optimiser l’accès aux traitements de revascularisation et d’améliorer le pronostic des patient