Objectifs
Savoir reconnaitre une exophtalmie et déterminer le degré de protrusion
Adopter une démarche systématisée d'analyse radiologique devant une exophtalmie
Localiser l'atteinte au sein des différents compartiments orbitaires afin d'orienter l'étiologie
Reconnaître les signes sémiologiques clés des principales causes d'exophtalmie
Illustrer quelques étiologies
Message à retenir
L'exophtalmie traduit un conflit d'espace au sein de la cavité orbitaire
L'analyse toporaphique constitue l'étape clé orientant le diagnostic étiologique
L'exploration radiologique doit systématiquement inclure l'apex orbitaire et le sinus caverneux
Certaines exophtalmies représentent une urgence visuelle : infectieuse ou vasculaire
Une interprétation systématisée améliore la pertinence du compte rendu et la prise en charge
Résumé
L’exophtalmie constitue un symptôme de recours quasi-constant à une imagerie orbitaire, regroupant des étiologies variées allant de pathologies bénignes à des urgences visuelles.Le diagnostic repose avant tout sur une analyse anatomique rigoureuse permettant d’identifier le compartiment orbitaire atteint. Le contexte clinique, les circonstances d'apparition, le caractère intermittent ou positionnel, la distinction unilatérale/bilatérale, intra-conale/extra-conale, le caractère axile/non axile, pulsatile/non pulsatile, associés à quelques signes sémiologiques caractéristiques, orientent efficacement vers l’origine traumatique, inflammatoire, tumorale, infectieuse ou vasculaire. Le scanner et l’IRM sont complémentaires et doivent être adaptés au contexte clinique. Une approche systématisée permet d’optimiser la pertinence diagnostique et d’améliorer la prise en charge.
Devant toute exophtalmie, une démarche systématisée s’impose :
Confirmer objectivement une exophtalmie et évaluer le degré de protrusion
Connaitre le contexte clinique : terrain, traumatisme, evolutivité, signes infectieux associés
Analyser la sémiologie : unilatérale/bilatérale, axile/non axile, caractère intermittent ou positionnel
Localiser l’anomalie : intra- ou extra-conale, globe oculaire, structures de voisinage
Identifier la structure atteinte : os, graisse, muscles, nerf optique, vaisseaux, composantes du globe oculaire …
Eviter les pièges diagnostiques
Evoquer le ou les diagnostics retenus
Préciser les variantes anatomiques à risque chirurgical potentiel