Évaluation et analyse de l’empreinte carbone d’un service d’imagerie médicale
Poster Abstract

Objectifs

Évaluation de l’empreinte carbone d’un service d’imagerie médicale

Matériel et méthode

L’imagerie médicale joue un rôle central en médecine, mais son impact environnemental doit être maîtrisé pour préserver l’environnement et la pérennité des activités. Afin d’agir sur les principaux postes d’émissions, l'estimation de l'impact du service d’imagerie du Groupe Hospitalier du Havre(GHH) a été réalisée, s’appuyant sur plusieurs sources de données :

Consommations directes : médicaments, dispositifs médicaux (DM), alimentation et autres consommables stockés (catégorisation interne GHH). Quelques facteurs d'émissions unitaires ont été utilisés pour les médicaments, issus de la base Ecovamed. Les autres facteurs d'émissions utilisés sont monétaires.

Autres dépenses directes : consommables non stockés (catégorisation interne GHH), services et amortissements, sont évalués à partir de facteurs monétaires.

Charges indirectes : l’impact des services supports est estimé selon la même méthodologie, puis réparti au prorata de la consommation du service (unité d’œuvre).

Déplacements domicile-travail des agents : une étude globale, basée sur un fichier d’adresses anonymisées et une enquête auprès des agents, a permis de calculer un impact moyen par agent, multiplié par le nombre total d’agents du service (jugé assez élevé pour être statistiquement représentatif).

Déplacements des patients : Une étude sur l'ensemble des adresses des patients de l'hôpital a permis d'évaluer une distance moyenne patient (excluant les distances excessives). Pour la partie imagerie, seuls les actes externes sont pris en compte, ou chaque acte est imputé d'un aller-retour avec cette distance moyenne. Les parts modales utilisées sont les moyennes nationales.

                           Limites méthodologiques : 

- la consommation énergétique des appareils, est estimée  à quelques dizaines de tCO2eq (entre 1% et 3% du bilan global), donc non significative au regard des autres postes.

On optimisera les stratégies de mise en veille et/ou d'extinction des appareils.

- l’empreinte numérique liée au stockage interne des données d'imagerie est également exclue. La mise en place d’outils dédiés sera nécessaire pour affiner ce calcul. Il est toutefois probable que l'impact soit  faible comparé aux autres postes. En attendant, des leviers d’action simples peuvent être promus, comme la limitation du nombre d’examens (« juste soin ») et la réduction des durées de stockage des données.

- cette démarche a pour unique but de comparer les ordres de grandeur des différents postes entre eux. Les valeurs absolues sont sujettes à d'importantes incertitudes

Résultats

Les résultats mettent en évidence deux postes majeurs d’émissions :

Transports (patients et agents) : ils représentent la moitié des émissions. Les leviers d’action identifiés sont la promotion des transports en commun, des mobilités décarbonées et du covoiturage.

Les services et amortissements liés au matériel biomédical : achats, location et maintenance  comptent pour  un tiers des émissions. Prolonger la durée de vie des équipements, considérer des solutions d'occasion ou reconditionné, optimiser la taille du parc sont des leviers pour agir sur ce poste. Les fournisseurs ont également un important rôle à jouer, et des clauses spécifiques dans les appels d'offre peuvent les inciter à proposer des solutions plus respectueuses de l'environnement

Conclusion

En excluant l’impact du numérique (non dissociable des données globales du GHH), la moitié des émissions proviennent des transports des patients et des agents. Le second poste le plus important est la gestion du parc biomédical, responsable d’un tiers des émissions.

Des actions ciblées sur ces deux axes sont indispensables pour réduire l’empreinte carbone de l’imagerie médicale.

 

Empreint carbone. Transports. Matériel biomédical

Cadre du travail

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Extrait de présentation finale