Objectifs
- Évaluer la valeur clinique et le potentiel pronostique du dépistage opportuniste de calcifications coronaires chez des patients vus au service de radiologie des urgences, et identifier les variables associées à la présence et à la sévérité des CAC.
Matériel et méthode
Étude observationnelle rétrospective monocentrique menée de février 2024 à février 2026 incluant 42 patients ayant présenté des calcifications coronaires sur scanner thoracique réalisé pour indication non cardiaque. Les CAC ont été classées visuellement (légères, modérées, sévères).Les associations avec les facteurs de risque cardiovasculaire ont été analysées.
Résultats
Parmi les 42 patients inclus (âge moyen 61 ± 12 ans ; 64 % hommes), 60 % présentaient des calcifications coronaires modérées à sévères selon une classification visuelle semi-quantitative. L’artère interventriculaire antérieure était la plus fréquemment atteinte (78 %), avec une atteinte multi-tronculaire dans 48 % des cas.
Un tiers des patients ne présentait aucun antécédent cardiovasculaire connu. La sévérité des calcifications était significativement associée à l’âge > 60 ans (p < 0,01), au diabète (p = 0,03) et au sexe masculin (p = 0,04).
Conclusion
Le dépistage opportuniste des calcifications coronaires sur scanner thoracique constitue une démarche à forte valeur ajoutée en radiologie clinique.Il permet de transformer un signe radiologique incident en un diagnostic d’athérosclérose établi, favorisant l’identification des patients à risque cardiovasculaire et l’optimisation de la prise en charge préventive.Ces résultats soutiennent l’intégration systématique d’une évaluation des CAC dans les comptes rendus thoraciques en contexte d’urgences.
- Une calcification coronaire visible = athérosclérose prouvée. Ce n’est plus un détail, c’est un diagnostic établi.
- Le radiologue peut être le premier à modifier la trajectoire cardiovasculaire d’un patient.