Dédramatiser les névrites optiques
Poster Abstract

Objectifs

  • Décrire les caractéristiques IRM de la névrite optique,

  • Identifier les éléments discriminants permettant de différencier SEP, NMOSD et MOGAD, 

  • Souligner l’impact pronostique et thérapeutique d’un diagnostic étiologique précoce

Matériel et méthode

Revue narrative basée sur les données récentes de la littérature et l’analyse des patterns IRM orbitaires et cérébraux.

Résultats

La névrite optique (NO) constitue une cause fréquente de baisse brutale d’acuité visuelle chez l’adulte jeune.

Dans les formes associées à la sclérose en plaques (SEP), l’atteinte est le plus souvent unilatérale, de segment court, prédominant sur la portion intra-orbitaire du nerf optique. Elle se manifeste par un hypersignal T2 avec un rehaussement focal après injection de gadolinium. Des lésions démyélinisantes cérébrales associées sont fréquemment retrouvées, renforçant l’orientation diagnostique.

Dans la neuromyélite optique (NMOSD), l’atteinte est généralement plus extensive, intéressant plus de 50 % du nerf optique, avec une extension fréquente au chiasma optique. L’atteinte est souvent plus sévère sur le plan clinique et la récupération visuelle peut être incomplète.

La maladie associée aux anticorps anti-MOG (MOGAD) se caractérise par une atteinte fréquemment bilatérale, volontiers antérieure, avec un rehaussement périnerveux évocateur. L’atteinte peut être étendue mais présente souvent une meilleure récupération sous traitement adapté.

Conclusion

L’IRM orbitaire et cérébrale est déterminante pour orienter l’étiologie d’une névrite optique. L’analyse systématisée des patterns d’atteinte permet de différencier SEP, NMOSD et MOGAD, entités dont le pronostic et la prise en charge thérapeutique diffèrent significativement.

  • La topographie de l’atteinte optique est discriminante : segment court dans la SEP, atteinte postérieure/chiasmatique dans le NMOSD, atteinte antérieure souvent bilatérale dans la MOGAD.

  • Le pattern médullaire oriente le diagnostic : plaques périphériques dans la SEP, myélite centrale longitudinale étendue dans le NMOSD, atteinte prédominante de la substance grise (« signe du H ») dans la MOGAD.

  • L’identification précoce du pattern IRM conditionne le pronostic visuel et guide immédiatement la stratégie thérapeutique.

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