Complications musculosquelettiques liées à l’immunothérapie et à la radiothérapie : apport de l’imagerie
Poster Abstract

Objectifs

  • Illustrer le spectre des complications musculosquelettiques induites par la radiothérapie et l’immunothérapie.
  • Décrire leurs caractéristiques en imagerie (scanner et IRM).
  • Identifier les éléments permettant de distinguer ces complications d’une récidive tumorale.

Message à retenir

Les traitements oncologiques modernes exposent à des complications musculosquelettiques fréquentes et polymorphes.Les anomalies induites par la radiothérapie dépendent du champ irradié, de la dose et du délai post-thérapeutique, tandis que l’immunothérapie peut provoquer des manifestations inflammatoires mimant une infection ou une progression tumorale.L’IRM constitue l’examen de référence pour l’étude des tissus mous et de la moelle osseuse, tandis que le scanner est utile pour l’analyse corticale et les fractures.

Résumé

La radiothérapie et l’immunothérapie constituent des piliers majeurs du traitement oncologique moderne mais peuvent être responsables d’atteintes musculosquelettiques variées, parfois difficiles à différencier d’une récidive tumorale.

Les complications liées à la radiothérapie incluent des remaniements osseux tels que l’ostéopénie, les fractures d’insuffisance et l’ostéoradionécrose, ainsi que des modifications médullaires évoluant vers une infiltration graisseuse stable. Les tissus mous peuvent présenter une myosite radique, un œdème ou une fibrose, généralement limités au champ d’irradiation. Des complications tardives plus rares incluent les sarcomes radio-induits.

Les complications liées à l’immunothérapie sont dominées par des manifestations inflammatoires telles que les arthrites, synovites, enthésites, tendinites et myosites immuno-induites, pouvant s’accompagner d’atteintes métaboliques responsables de fractures ostéoporotiques.

La stratégie diagnostique repose sur l’analyse combinée du contexte thérapeutique, du délai d’apparition, de la topographie des lésions et de leurs caractéristiques en imagerie. La reconnaissance de ces patterns évite des biopsies inutiles et permet d’adapter la prise en charge.

  • Devant toute anomalie musculo-squelettique chez un patient traité pour cancer, penser d’abord à une complication thérapeutique avant d’évoquer une récidive.
  • La chronologie des traitements et la topographie des lésions sont des indices diagnostiques majeurs en imagerie.
  •  Le radiologue joue un rôle déterminant dans la détection précoce, l’évitement des biopsies inutiles et l’orientation thérapeutique.

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Extrait de présentation finale