Objectifs
• Rappeler la topographie et la physiopathologie des calcifications intracérébrales
pédiatriques.
• Préciser les modalités d’imagerie adaptées et les séquences de référence pour
l’exploration et la caractérisation des dépôts calcifiés.
• Identifier les principales étiologies : infectieuses, génétiques, métaboliques
vasculaires et tumorales incluant quelques causes rares.
Message à retenir
L’imagerie occupe un rôle central dans le diagnostic, la caractérisation et le suivi des
calcifications cérébrales chez l’enfant. Le scanner non injecté reste la modalité de référence,
tandis que l’IRM avancée (SWI, T2*, 3D T1) permet une analyse topographique détaillée et
une caractérisation précise des dépôts.
Résumé
Les calcifications intracérébrales pédiatriques correspondent à des dépôts minéraux visibles
sur le scanner. Les causes couvrent une large gamme d’étiologies : syndromes génétiques
(Sturge-Weber, sclérose tubéreuse de Bourneville, Aicardi-Goutières), infections congénitales
(CMV, toxoplasmose, rubéole), causes métaboliques (maladie de Farh, striatopathie
diabétique,), séquelles vasculaires ou post-ischémiques, tumeurs intracrâniennes rares, et
syndromes exceptionnels comme syndrome de Labrune
À partir de cas rencontrés à l’Institut de Neurologie de Tunis, le poster illustre quelques
situations représentatives :
• Calcifications corticales gyriformes en “Tram-Track” avec rehaussement
leptomeninge (Sturge-Weber)
• Nodules sous‑épendymaires autour des ventricules latéraux et dans les tubers
corticaux et sous‑corticaux supratentoriels (sclérose tubéreuse de Bourneville )
• Calcifications asymétriques des noyaux gris centraux avec anomalie en hypersignal
T1 et T2 du striatum dans un context d'hyperglycémie majeure (striatopathie
diabétique)
• Calcifications rares dans le cadre du syndrome de Labrune avec la triade classique :
calcifications diffuses, leucoencéphalopathie étendue et kystes intracrâniens multiples
L’analyse radiologique doit être systématique et inclure la topographie, le type et l’étendue
des dépôts, et la corrélation multimodale (CT et IRM SWI/T2*/3D T1). Cette démarche
facilite l’orientation diagnostique et la prise en charge adaptée.
Une stratégie d’imagerie multimodale et une analyse topographique rigoureuse permettent un
diagnostic étiologique précis et optimisent la prise en charge des enfants présentant des
calcifications intracérébrales, tout en incluant les causes rares comme le syndrome de
Labrune.