Objectifs
Rappeler le rôle fondamental de l’angioscanner dans le bilan pré-greffe rénale chez le donneur vivant et le receveur.
Détailler les éléments anatomiques et pathologiques indispensables à analyser.
Préciser les variantes vasculaires et urologiques influençant la stratégie chirurgicale.
Souligner les informations clés devant figurer dans le compte rendu radiologique.
Message à retenir
La transplantation rénale à partir d’un donneur vivant représente le meilleur traitement de l’insuffisance rénale terminale.
L’angioscanner est l’examen de référence pour l’évaluation morphologique et vasculaire préopératoire.
L’analyse artérielle est prioritaire (nombre, origine, diamètre, longueur, division pré-hilaire).
Les variantes veineuses (rétro-aortique, circumaortique) doivent être systématiquement recherchées.
La cartographie des voies excrétrices est indispensable (duplicité, syndrome de jonction pyélo-urétéral, calculs).
Le compte rendu doit être structuré et orienté vers les besoins du chirurgien.
Résumé
La greffe rénale à partir d’un donneur vivant constitue une alternative thérapeutique majeure face à la pénurie d’organes. Une évaluation préopératoire rigoureuse est essentielle afin d’assurer la sécurité du donneur et d’optimiser le succès chirurgical.
L’angioscanner multi-détecteurs s’impose comme l’examen de référence dans le bilan pré-greffe. Il permet une étude morphologique rénale précise, incluant la mesure des dimensions, l’analyse du parenchyme et la recherche de lésions focales (kystes, angiomyolipomes, masses suspectes, lithiases).
L’analyse vasculaire artérielle est primordiale. Elle doit préciser le nombre d’artères rénales (présence d’artères accessoires), leur origine aortique, leur diamètre, leur longueur, ainsi que l’existence d’une division pré-hilaire. Les pathologies artérielles (sténose athéromateuse, dysplasie fibromusculaire, anévrysme) doivent être systématiquement recherchées.
L’étude veineuse évalue le nombre et la longueur des veines rénales, leurs modalités de drainage, ainsi que les variantes anatomiques telles que veine rétro-aortique ou circumaortique, pouvant modifier la stratégie opératoire.
Enfin, la cartographie des voies excrétrices supérieures recherche une duplicité urétérale, un syndrome de jonction pyélo-urétéral ou une pathologie obstructive.
Chez le receveur, l’analyse de l’axe aorto-iliaque, de la fosse iliaque d’implantation et des reins natifs complète le bilan.
Ainsi, l’angioscanner ne se limite pas à une description anatomique ; il constitue un véritable outil décisionnel conditionnant le choix du rein à prélever et la planification chirurgicale.
Un angioscanner pré-greffe rigoureux et structuré est la pierre angulaire d’une transplantation rénale sécurisée : il garantit la sélection optimale du rein, anticipe les difficultés techniques et contribue directement au succès de la greffe.