Objectifs
Évaluer différentes stratégies d’IRM mammaire non injectée (UE) pour la détection lésionnelle, en analysant l’apport de valeurs de b croissantes en imagerie de diffusion (DWI), associées aux séquences morphologiques pondérées T2 et T1.
Matériel et méthode
Une analyse rétrospective a inclus 60 patientes (N = 60) présentant des lésions histologiquement prouvées : malignes (n₁ = 40) et bénignes (n₂ = 20).
La détectabilité lésionnelle a été évaluée à l’aide de quatre protocoles non injectés (P1–P4), interprétés en aveugle : P1 : T2W-STIR, T2W-TSE, T1W-TSE; P2 : P1 + DWI (b = 50, 850 s/mm²); P3 : P2 + b = 1000 s/mm²; P4 : P3 + b = 1200 s/mm²
À l’issue de l’analyse en aveugle, le protocole diagnostique complet (FDP) a été révélé, ainsi que les résultats anatomopathologiques.
Résultats
L’âge moyen et la taille tumorale ne différaient pas significativement entre les groupes malin et bénin (64,3 ± 4,4 vs 64,2 ± 4,6 ans ; 1,39 ± 0,46 cm vs 1,49 ± 0,56 cm ; p = 0,57).
Pour les lésions malignes (n₁), les sensibilités (Se) obtenues étaient respectivement :
-
P1 : 67,5 %
-
P2 : 80 %
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P3 : 92,5 %
-
P4 : 95 %
Pour les lésions bénignes (n₂), les sensibilités étaient :
-
P1 : 70 %
-
P2 : 80 %
-
P3 : 90 %
-
P4 : 95 %
La sensibilité du protocole diagnostique complet était de 100 % pour les deux groupes.
Conclusion
L’ajout de la DWI avec des valeurs de b élevées (b = 1000 et 1200 s/mm²) aux protocoles d’IRM mammaire non injectée améliore significativement la détectabilité des lésions bénignes et malignes, avec une sensibilité ≥ 90 %.
Toutes les lésions non détectées en UE mesuraient moins de 1 cm. Aucune différence significative de sensibilité n’a été observée entre lésions bénignes et malignes selon les protocoles (p > 0,05).
L’utilisation potentielle de protocoles non injectés intégrant des valeurs de b élevées pourrait ainsi optimiser la détection lésionnelle en IRM mammaire.
L’intégration de la diffusion avec des valeurs de b élevées (≥ 1000 s/mm²) dans les protocoles d’IRM mammaire non injectée améliore significativement la détectabilité des lésions bénignes et malignes (Se ≥ 90 %), constituant une alternative morpho-fonctionnelle performante, notamment pour les lésions ≥ 1 cm.