Apport de l'IRM dans la névrite optique auto-immune : étude de 45 cas
Poster Abstract

Objectifs

· Connaître le protocole de l’IRM orbitaire

· Illustrer la sémiologie IRM de la névrite optique auto-immune selon les différentes étiologies

· Identifier les signes associés encéphaliques et médullaires en fonction de l’étiologie

Matériel et méthode

Étude rétrospective descriptive menée au service de neuroradiologie du CHU Avicenne de Rabat entre janvier 2022 et novembre 2025, portant sur une série de 45 patients atteints de névrite optique auto-immune.

Ont été inclus tous les patients présentant une névrite optique auto-immune confirmée et ayant bénéficié d’une IRM orbito-encéphalique. Ont été exclues les formes séquellaires.

Les paramètres analysés comprenaient les données cliniques, les caractéristiques radiologiques de l’atteinte du nerf optique, ainsi que la présence de lésions associées du système nerveux central.

Résultats

L’âge moyen était de 35 ans, avec une nette prédominance féminine.

La répartition étiologique était dominée par la sclérose en plaques (25 cas), suivie des troubles du spectre de la neuromyélite optique (15 cas), des maladies associées aux anticorps anti-MOG (4 cas) et d’une étiologie paranéoplasique (1 cas). Parmi les étiologies spécifiques, 75 % des cas de sclérose en plaques étaient unilatéraux, tandis que 89 % des cas de neuromyélite optique étaient bilatéraux. Les atteintes associées à la MOGAD étaient bilatérales dans 50 % des cas.

Tous les patients présentaient un hypersignal T2 du nerf optique, avec un rehaussement après injection de gadolinium dans 50 % des cas.

Les atteintes cérébro-médullaires associées étaient observées dans 100 % des cas de sclérose en plaques, contre 22 % des cas de neuromyélite optique et 50 % des cas de MOGAD.

Ces résultats sont concordants avec les données de la littérature, où la sclérose en plaques constitue l’étiologie la plus fréquente, avec une atteinte souvent unilatérale et focale. À l’inverse, l’atteinte bilatérale est plus évocatrice de neuromyélite optique, tandis que la MOGAD demeure plus rare.

Conclusion

L’IRM occupe une place centrale dans le diagnostic de la névrite optique auto-immune, permettant le diagnostic positif et étiologique de la névrite optique.

Certains éléments sémiologiques, notamment la latéralité de l’atteinte, son étendue et la présence de lésions cérébro-médullaires associées, constituent des arguments discriminants entre les différentes étiologies.

L’IRM est essentielle pour le diagnostic et l’orientation étiologique de la névrite optique auto-immune.

La latéralité, l’étendue de l’atteinte, l’environnement périnerveux et les lésions associées sont des critères discriminants entre SEP, NMOSD et MOGAD.

La présence de lésions cérébrales et médullaires associées oriente fortement le diagnostic étiologique.

Cadre du travail

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Extrait de présentation finale